Tuesday, March 30, 2021

Quand les parents s'ennuient.

Ils sont épuisants. 

J'en ai marre d'entendre des gens se plaindre parce qu'ils n'ont plus de temps pour eux depuis qu'ils sont parents. Ou que leurs enfants ne leur témoignent pas de reconnaissance et qu'ils s'octroient le droit de pleurer leur ennui. Ou qu'ils hurlent qu'ils sont tout simplement fatigués de leur parentalité. 

Je suis énervée de constater qu'avoir des enfants est devenu un truc devant être valorisant, qui doit t'apporter de la reconnaissance ou qui doit être intéressant. Pire, que l'enfant doit procurer un résultat positif à son/ses parent(s).

Depuis quand fait-on des enfants pour soi sérieux ? De quel complexe de supériorité souffres-tu pour estimer être perturbé dans ton équilibre par l'existence d'un autre être que tu as choisi d'avoir ? 

Premièrement, ce qui transparaît le plus dans ces affirmations est l'extrême confort dans lequel vivent ces gens. Ils ont tellement de temps, paradoxalement, et si peu de problèmes au quotidien qu'ils ont le luxe de se poser ces questions. Et c'est finalement assez symptomatique de nos générations, où tout est analysé sous un prisme ultra-individualiste, faute de réel problème. Tu évalues le degré de positif d'avoir des enfants sur ce que cela va répercuter chez toi, ton amour propre ou encore ta place dans un cercle. 

Deuxièmement, et c'est important: l'enfant ne doit rien t'apporter. Jamais. Rien du tout. Ce n'est pas à lui de t'apporter quelque chose en fait. Lui n'a rien demandé, il est là par TON choix. Et à un moment, plutôt que de te défausser de toute responsabilité, tu assumes. On ne peut pas les rendre en magasin hein, sinon fallait acheter une poupée qui chiale. Lorsque l'on n'est pas capable d'équilibrer sa vie, de se mettre en retrait pour permettre à un autre être de vivre, on ne fait pas d'enfant (et d'ailleurs, on quitte la société). Un enfant n'est pas un jouet que l'on consomme parce qu'on est seul(e) et qu'on s'ennuie. Il n'a pas d'obligations de résultat ou de performances à réaliser. Toi, en tant que parent, si. 

Troisièmement, il est évident que les enfants sont parfois très chiants. C'est le principe d'avoir un être qui dépend de vous. C'est la vie, c'est tout. Il n'y a pas à se poser de questions, on y perdrait des plumes et des neurones. On a le droit de les critiquer en eux-mêmes, pas des responsabilités qui en incombent, car c'est là que tu passes pour un putain d'enfant gâté à l'égocentrisme exacerbé. Le moi n'est pas une échelle de valeur avec laquelle un enfant doit être évalué. Il n'a PAS à être évalué, jamais. Si tu penses qu'il doit l'être, n'en fais pas et achète un chat. On ne se détourne pas de ses devoirs, ne serait-ce que par respect pour ceux qui n'y ont pas accès. 

C'est tout de même incroyable de dépenser autant d'énergie à geindre. Nous vivons tellement dans une société de déresponsabilisation que sans arrêt on quémande, on se plaint, ce n'est JAMAIS de notre faute (et pourtant, si, tout le temps), on n'assume pas, on abandonne. Ce n'est pas la question d'avoir les épaules ou d'être fait pour ça. On s'adapte aux situations en fait. On n'est pas heureux ? On s'améliore. Mais non, ce serait vraiment trop fatiguant. 


Sunday, July 15, 2012

One piece at a time

Bon matin.



Ce matin sur Inter, il y a eu une pub (je sais, pourquoi la radio publique diffuse t-elle des pubs alors qu'elle est subventionnée par notre argent et pourquoi bis les animateurs étant pour la plupart des anticapitalistes n'y crient pas au scandale?) concernant un théma d'Arte cet été.
Ce théma, il s'appelle "Summer of Rebels", ce qui évoque plein de choses: déjà parce qu'Arte a prouvé plusieurs fois son bon goût (type diffusion de Gimme Shelter, vieux Hitchcock en VO ou encore des docs historiques fort bien renseignés), ensuite parce qu'une chaîne partagée entre l'Allemagne et notre pays débile ne peut que nous faire avancer.

Summer of rebels, ça fait à la fois peur - parce que notre idéologie française a décrété qu'une seule catégorie de personne pouvait être "rebelle" (si si, google "rebelles de l'histoire" tu verras) et en même temps, on se dit qu'Arte nous prépare un point de vue intéressant. On s'imagine plein de trucs, de Nietzsche à La Fayette, en passant par LF Céline et Steve Reich (si tu as pensé à Lorenzo Lamas aussi...) bref ça fait potentiellement rêver.

Le rêve a duré 3 secondes puisqu'après avoir mentionné le titre de l'émission, la pub a dit "et ce soir, Johnny Cash (jusque là tout va bien, ils vont certainement diffuser le live at Folsom Prison) Johnny Cash donc et Joey Starr". Smiley interrogatif/dépression intense.

Joey Starr. Le type le moins rebelle du monde. Le type qui beugle uniquement parce que ça lui rapporte du pognon. L'un des types les plus politiquement correct du rap.

Mais ce n'est pas que l'on parle de Joey Starr qui m'énerve, c'est que l'on essaie de faire un parallèle entre Johnny Cash et lui. Entre l'homme le plus honnête du siècle et un bêta incapable d'entrer dans l'histoire de la musique car il n'a aucun talent. Mais qu'est-il passé par la tête d'Arte pour enchaîner les deux? Johnny Cash suffit pour une soirée, il y a MILLE choses à dire sur lui, des centaines d'anecdotes, de lives inédits ou encore d'interviews concernant ce côté rebelle (qui ne représente que 1% de sa personnalité) mais NON! Ils vont non seulement nous couper dans l'élan magnifique que Cash va créer mais en plus ils vont donner à la populace une image biaisée de ce merveilleux personnage! Oui Johnny a fait des concerts dans des prisons mais cela n'en fait pas un rebelle pour autant car si l'on s'attarde un peu sur sa vie, on se rend compte de la profonde humanité qui l'anime. Il n'y a aucun calcul chez Cash, que des émotions: ces concerts sont dus à sa proximité avec les prisonniers, il voulait leur offrir un moment de joie et de musique, un ersatz de liberté. En est-il rebelle pour autant?

Alors merde Arte France, laisse les rennes à l'Allemagne pour traiter de sujets aussi délicats (ou à moi tiens, ouais laisse les moi). On a déjà la télévision publique qui nous pourri la vie, t'as pas besoin de t'y mettre aussi.

Friday, July 13, 2012

How blue can you get?


Bonjour aujourd'hui, l'usurpation Bref.



Le premier épisode on se dit "tiens ça peut être marrant ça". Le deuxième "ça me rappelle un truc", le troisième "mais qu'est ce que c'est que cette merde?". Et pour cela, deux réponses:

La réponse au petit deux, c'est of course "Les lois de l'attraction": clique si tu l'oses.

La réponse au troisième point c'est: une avalanche de clichés racontés par un type tout ce qu'il y a de plus banal. Et la banalité, aujourd'hui personne ne sait la raconter.

Qu'ils pompent un truc ouvertement et le qualifient de projet original est déjà suspect, qu'ils trouvent le moyen d'étendre des évènements insignifiants et inintéressants de façon aussi crade, éventuellement, tout le monde a le droit de s'exprimer - on ne peut pas tous être Houellebecq - non ce qui m'épate, c'est que ça plaise autant. Ca veut dire qu'il y a des gens qui aiment regarder Bref avec sérieux. Et là, je me demande ce qu'ils pensent...
"Wah c'est trop vrai"?
"Hahaha il se pougne devant un porno"?
Big up au status facebook "ma vie est un épisode de Bref"... Ok mec, ça veut bêtement dire que ta vie, c'est de la merde. Et surtout, que TOUT LE MONDE S'EN TAPE. (Bon ok, il y a eu quelques drôles épisodes.)

Non en vrai, ce qui est gênant, c'est l'atmosphère que ces gens créent:
"j'suis triste, j'baise une meuf, j'suis content, j'baise une meuf": et on donne des leçons de morale aux intégristes.
"J'ai trompé ma copine, j'fais une dépression parce que la fille que j'aime ne m'aime pas" oh bah ça alors, les scénaristes ont 14 ans !
"Je fais rien de ma vie, j'ai pas d'ambition et je me touche regarde"
C'est comme s'il fallait mettre tout respect, toute morale de côté pour plaire aux gens, comme si la seule chose qui comptait pour être cool c'est niquer des filles, se montrer à l'extrême et avoir un boulot de merde sans aucune envie d'évoluer, sans rêves ni envies, sans passion. C'est sans doute la plus terrible représentation de la "jeunesse", l'antithèse déprimante qui effraie au plus haut point.

Au final, pourquoi se casser le cul à être inventif quand la médiocrité a quartier libre? Non parce que ça m'étonnerait qu'ils se triturent les neurones en fait, c'est pour ça que j'ai employé l'expression avec le mot "cul" (pardon maman) (non en fait ma mère ne lit pas mon blog) (elle ne sait pas que j'en ai un) (tiens c'est comme ces gens qui ont leurs parents sur facebook, je passe à côté parce qu'à moi, on m'a toujours dit "non mais je suis ta mère, pas ta copine" option "toi tu me racontes tout moi je te raconte rien for your innocence's sake") (je t'aime maman).

Et bon anniversaire Youri!

Monday, January 30, 2012

Sugar never tasted so good

Bonjour aujourd'hui, I bloody love 2012.

Musicalement.

J'ai toujours rêvé d'une nouvelle comme celle-ci, et il l'a fait. Enfin.

Jack White sort un album solo le 23 avril 2012, Blunderbuss.

En attendant (et elle va se faire sentir) on peut écouter le premier extrait sur son site, Love Interruption.



Un nouveau Final Fantasy et un album solo de Jack, 2012 me sur-comble!

Vous pourrez me demander n'importe quoi cette année, rien n’altérera mon allégresse.
Phoenix peut être élu groupe de la décennie, Morrissey faire une cover de Led Zeppelin, Justice continuer d'exister, je ne pesterai pas. Enfin, presque pas. Enfin un peu quand même hein, j'ai un sens critique.

Oh puis non je m'en tape, Jack White a sorti un album solo.

Thursday, December 29, 2011

We are nowhere and it's now

Bonjour aujourd'hui, l'escapade française.



I.
Se faire remballer par une vendeuse méprisante,
Payer une pinte 6 euros,
S'étonner de la laideur des hommes,
Serrer son sac en passant devant des racailles et se surprendre à prier,
Voir les mêmes immeubles, partout,
Compter les décorations de Noël sur les doigts d'une main,
Réfléchir à comment rentrer chez soi si l'on boit trop et tard,
Rester bête devant la vitrine d'un magasin qui ferme à 18h,
S'interroger sur la froideur des échanges humains.

II.
Allumer la radio et entendre "comme le disait Lamartine",
Commander un risotto aux truffes dans un restaurant,
Boire du syrah 100% syrah,
Faire un foie gras,
Baver devant les pâtisseries,
Acheter une baguette, une vraie,
Regarder un documentaire sur Nefertiti,
Ouvrir ses volets et voir les montagnes drapées de blanche,
S'émerveiller à Chamonix sous les flocons,
Griller une cigarette sur une terrasse,
Avoir des amis qui parlent sans hurler (et situent Catherine II),
Prendre le temps de vivre,
Se réveiller près de quelqu'un que l'on aime.

Tuesday, December 13, 2011

Baby please don't leave me

Bonjour aujourd'hui, ricanons de l'esprit musical du Grand Journal (ouais c'est la seule émission tv française que je suis).



Bonne nouvelle: ils se sont achetés un cerveau puisqu'ils ont reçu Emmanuel Carrère. Autre bonne nouvelle: et des oreilles car l'invité musical était Imelda May.

Mauvaise nouvelle: ils ne l'ont même pas interviewée. Et là vous me direz justement "What the frak?! Ils reçoivent une icône et personne ne trouve cinq minutes à lui accorder?". M'en parle pas, ça me rend dingue. En revanche quand Zaz' se pointe, on lui déroule le tapis rouge, non mais ALLO? Ont-ils zappé le fait qu'Imelda a partagé la scène d'Elvis Costello et Wanda Jackson? Qu'elle est acclamée partout ailleurs? Qu'elle a ravalé la façade d'un genre désavoué?
Pire: Imelda a été présentée comme une nouveauté et sachant que son premier album date de 2005, ça me fait doucement marrer. Et là on se dit qu'ils paient des gens pour écrire les minis présentations ridicules des artistes AVEC DE L'ARGENT, du vrai hein pas des flageolets.

Alors aujourd'hui, j'ai honte.
J'ai honte parce qu'en France, on n'aime pas la musique et quand je dis "on", je pense à ces idiots utiles qui promeuvent de la daube ou pire, leurs potes. Sauf qu'ils oublient qu'il y a aussi des gens en France qui AIMENT:
-la musique avec des instruments,
-le rockabilly dans ce cas précis,
-les gens qui ne chantent pas en français,
-la musique de "vieux" (parce que je suis sûre que les "on" pensent que tout ce qui n'incluent pas un synthétiseur ou un polo fluo est de la musique de vieux)
-les voix simples sans vibes,
par exemple (liste non exhaustive).

Un: elle passe à l'Olympia le 11 mai 2012 et en concert, elle est MAGIQUE. Minute je-me-la-pète: je l'ai vue à Central Park cet été et j'y pense encore avec nostalgie.

Deux: plus de détails ici http://www.ugotawish.com/mag/fr/imelda-may/

Trois: pour les oreilles éduquées et terminer en beauté.



Vous êtes les bienvenus.

Wednesday, October 19, 2011

Once upon a time

Bonjour hier, j'ai vu les Smashing Pumpkins.



On peut dire beaucoup de choses sur les Smashing Pumpkins, on en a beaucoup entendu tout au long de leur carrière, overrated, redondants, calibrés adolescents j'en passe. Je faisais d'ailleurs partie des gens qu'ils n'ont jamais touchés, toujours eu le sentiment de passer à côté, sauf avec Adore, merveilleux Adore qui me fait le même effet aujourd'hui qu'il y a 10 ans.
Quand j'ai su qu'ils passaient chez moi, pas une seule seconde je ne fus tentée; pourquoi faire? Pourquoi perdre du temps avec un groupe dont je n'aime qu'un album? Puis un coup de fil "Céline, je ne peux pas aller au concert, prends ma place", pourquoi pas après tout?

Me voilà donc au Terminal 5, entourée de fans subjugués par cet homme dégingandé et chauve à la voix nasillarde, imperméable à la frénésie ambiante. C'est bruyant, confus, ce qu'il dégage ne m'atteint pas, je ne comprends pas. Puis il sourit, les yeux fermés tête en arrière. Ce sourire... J'ai compris, se tenait en face de moi un homme enflammé passionné comme jamais je n'avais vu. Le regard qu'il lançait à son public, cette intensité musicale mi-amoureuse mi-douloureuse empreinte d'émotions enfantines me cloua sur place, je ne pouvais littéralement plus bouger; m'est arrivée en pleine face toute l'incompréhension qu'il m'inspirait jusque là et d'un coup s'est transformée. Je sais maintenant, je comprends l'adoration dont il est l'objet. Et elle est sublime.
Sa voix, sa musicalité, sa si tendre modestie m'ont émue comme rarement je l'ai été, j'ai regretté, ô combien je regrette de ne lui avoir accordé que si peu de temps...

Billy Corgan n'est pas qu'un simple musicien leader d'un groupe emblématique des années 90 (que l'on aime ou non), il est un inspirateur. Un modèle, une icône, un instigateur peu importe au final, il déclenche l'émotion. L'image qu'il donne n'a rien à voir avec ce qu'il est réellement, tendre et drôle, d'une sincère modestie, étroitement lié à son public, parenté magnifique qu'il glorifie à chaque interlude. Un homme d'une époustouflante douceur même dans ses accords les plus violents. Un musicien idéal.

Merci Billy Corgan, merci d'exister.

Tuesday, October 4, 2011

I'm in the mood

from Granted Productions on Vimeo.



Bonjour aujourd'hui, ce qui me fait chier à New York City.

Ce qui me fait chier, c'est la nourriture; entre viande rose fluo et pêches grosses comme un pamplemousse (pas acide, ndlr), je ne serais pas surprise de me voir pousser un troisième bras.
Ce qui me fait chier, c'est le manque de pudeur. Le prochain qui m'appelle "sweetheart" ou "honey", je lui lance une valise suspecte à la gueule. Et arrête de me sourire, je ne te connais pas! Ok alors tu enlèves tout de suite ta main de mon bras si tu ne veux pas te prendre une baigne.
Ce qui me fait chier, c'est le moralisme. Ce n'est pas parce que tu changes de trottoir à la fumée de ma cigarette que tu vas mourir vieux et non, fumer ne devrait pas être illégal. Et arrête de faire les gros yeux quand tu entends "penis", connasse.
Ce qui me fait chier, c'est de voir de beaux garçons sortir avec des gros thons. Oh new yorkais, la beauté extérieure compte aussi.
Ce qui me fait chier, c'est l'enthousiasme. Ca va ton chien a juste fait caca, c'est pas la peine d'en pleurer de joie.
Ce qui me fait chier, c'est le rejet culturel. T'es européen, t'y peux rien.
Ce qui me fait chier, ce sont les obèses qui mangent des chips. Bon ok, ça c'est partout.
Ce qui me fait chier, c'est qu'il y a tout le temps des tournages dans ma rue alors je dois faire des détours parce qu'ils shootent toujours au moment où je sors/rentre.
Ce qui me fait chier, ce sont les hipsters. Ils puent, ils sont moches et je suis à peu près sûre qu'ils mangent des enfants. Bios.
Ce qui me fait chier, c'est de payer mes crèmes plus chères. "Ben achète des marques américaines.
-Et me dissoudre?"
Ce qui me fait chier, c'est le peanut butter. Sauf le crunchy. Parce que ça croustille.

En fait, y a pas beaucoup de trucs qui me font vraiment chier à New York City. Encore moins depuis que j'ai mes tickets pour le comic-con.

Saturday, September 10, 2011

Live Forever



Bonjour aujourd'hui, j'ai de la chance d'habiter à New York. Enfin je crois...

J'ai de la chance parce que quand je sors du métro à 3h du mat', les jeunes hommes sont une défense plus qu'une menace.
J'ai de la chance parce que le week-end, je prends mon petit déjeuner au Guggenheim où les serveurs m'appellent "pretty frenchy", puis j'erre en souriant bêtement dans la rotonde jusqu'à la fermeture.
J'ai de la chance parce que je ne me dis jamais "damn, rien à faire aujourd'hui".
J'ai de la chance parce qu'autour de moi, rien n'est uniforme.
J'ai de la chance parce que j'habite à côté de Paul Auster et Steve Buscemi.
J'ai de la chance parce que j'ai pris un métro de 1924.
J'ai de la chance parce que Muddy Waters et Cream rythment les boutiques, et Led Zeppelin - live - les bars.
J'ai de la chance parce qu'il m'arrive de déjeuner sur le toit du Met, d'où je domine Central Park, après avoir passé deux heures dans la salle Monet. Pour 1 dollar.
J'ai de la chance parce que je n'ai pas peur, jamais.
J'ai de la chance parce que le garde de la statue Ours jaune devant le Seagram Building m'a laissée la toucher "Fine Celine, first and last time". (Peut-être qu'à force de m'y voir, il me laissera un jour entrer dans l'immeuble.)
J'ai de la chance parce que j'ai vu plein de tournages de séries que j'aime.
J'ai de la chance parce que quand je suis en haut du 30 Rock et que je raconte l'histoire des buildings de New York à ma mamie, les touristes français me remercient.
J'ai de la chance parce que mon libraire m'a avoué qu'il ne comprenait pas l'engouement des français pour Amélie Nothomb (Joe, I love you).
J'ai de la chance parce que quand je regarde au loin, je vois une succession de plans.
J'ai de la chance parce que je vois des vieilles en total look cuir bottes/short/corset sur Madison Avenue.
J'ai de la chance parce que quand on me bouscule, on se confond en excuses.
J'ai de la chance parce qu'aucune rue ne ressemble à sa voisine et l'on peut changer de pays à chaque carrefour.
J'ai de la chance parce que je peux me moquer des gens qui font une heure de queue pour un macaron Ladurée.
J'ai de la chance parce que quand je mentionne Levon Helm, on ne me regarde plus avec un air interrogatif.
J'ai de la chance parce que je ne sais plus à quoi ressemble un dimanche.
J'ai de la chance parce que quand Youri est assis en face de moi dans le métro, nos voisins se lèvent pour que l'on soit côte à côte.
J'ai de la chance parce que quand je suis fatiguée de la cohue, je lis dans une cour publique avec des murs d'eau.

Alors oui, je bois du mauvais vin, je manque de cuisses de grenouilles et autres carrés d'agneau mais la simple perspective de rêvasser près du réservoir de Central Park ou de lire sur la highline au coucher du soleil me donne envie de changer de nationalité.

Wednesday, August 10, 2011

The Perfect Song



Il y a un côté mystique chez les National qui me transcende quand je commence à perdre espoir, comme s'ils me prenaient par la main en souriant et me disant que rien n'est jamais fini, que je ne trouverai jamais la force de leur tourner le dos car nous sommes à jamais liés.

C'est pourtant ce qu'il s'était passé après High Violet, je ne voyais plus l'intérêt, ils s'étaient perdus dans l'irritante et tristement célèbre masse indépendante, ayant égaré en route cette pureté qui les caractérisait sans doute à cause d'un succès de plus en plus important.

Puis Exile, Vilify et on repart pour un tour, à l'origine.
Les mélodies qui te prennent aux tripes, cette sensation magique d'être seule au monde, invincible, sensation qui balaie toutes tes interrogations et rend tout magnifiquement limpide. La légèreté de cette mélodie désabusée inlassablement répétée te recentre progressivement sur l'essentiel, la montée en puissance de l'émotion qui contraste tellement avec la voix de Berninger te jette en pleine face l'absurdité de tes pauvres préoccupations; tu te surprends alors à rêver de vivre purement d'amour et d'eau fraîche, motivée par un épicurisme prédominant donc tu ignorais l'existence. Plus rien n'a d'importance.
Plus rien n'a de sens alors tu te mets à ressentir et analyser ce qui t'entoure comme le ferait un enfant en bas-âge, innocemment.

Tout dans cette chanson est un cliché monumental, du fatalisme au son des violons, comme si l'unique but de leur travail était de déprimer l'auditoire. Et pourtant c'est magnifique. Spirituel. Quatre minutes trente où tu sais exactement ce que tu veux et avec qui tu le veux. Tout paraît si simple et si naturel, tout devient possible sans toutefois te faire envie parce que tu sais précisément que c'est inutile.

Thursday, July 21, 2011

Say it ain't so.



Bonjour aujourd'hui, je propose de brûler NME et Rolling Stone.

Les listes, ça me fait marrer. Meilleur guitariste, chanteur, batteur, meilleur album de telle année, on rigole. Sauf que chez NME et Rolling Stone, la culture musicale n'est pas leur priorité. Ben ouais, ils préfèrent le mainstream et le pognon ce qui nous donne des classements type "meilleur album de 1991" avec Nirvana en tête.
Sauf qu'en 1991, le meilleur album était "Bandwagonesque" de Teenage Fanclub suivi de R.E.M "Out of time", Nevermind n'était qu'en 3ème position (d'après le Spin de l'époque). SO WHAT THE FRAK? Première chose.
Ils font donc ces listes d'albums dans l'unique but de citer Nirvana, c'est leur manière tordue de montrer au monde qu'ils sont cools parce qu'ils idolâtrent Kurt Cobain. Sauf que mettre Nirvana premier c'est un peu comme être contre la guerre et le cancer.

Deuxième point.
Pourquoi Weezer est toujours absent des dites-listes (type meilleur album des 90's)? Ah mais oui j'suis con, ils n'ont que marqué 95% des adolescents à travers le monde c'est pas grand chose et en plus ils ne sont pas hypes. Non vraiment, ils ne méritent pas d'être mentionnés attends, on n'est pas là pour ignorer la mode merde.

Troisième point. Dis donc Rolling Stone, où est la session de Peter Hayes dans tes studios? Pourquoi tu l'as retirée, t'avais plus de place pour celle de Miley Cyrus? Black Rebel Motorcycle Club ne paie plus la cotisation que tu exiges?

Quatrième point.
Les prénoms des bébés de rock stars, vraiment? Mais qui diable avez-vous embauché, la soeur de Britney Spears?

Cinquième point.
Au lieu de dire que le nouvel album de X groupe vous rappelle machin au début des années 2000, essayez plutôt de nous renseigner sur la manière dont il a été composé. Oops, ça demande du travail.

Je chanterai "Tired of sex" sur vos tombes les gars, promis.

Friday, May 27, 2011

Too much sorrow



Bonjour aujourd'hui, vous êtes émus de me retrouver, je sais.

J'étais trop busy à reformer la brigade du goût aux US du coup, on bosse 22 heures par jour, 8 jours sur 7 c'est très gore. Tiens hier on était tranquillement en train de taper une fille en cycliste rouge qu'on voit passer, comme si de rien n'était, une autre genre moche pas épilée en short. Pas pas épilée genre "trop court pour la cire/épilateur" non, pas épilée genre "je mange de l'herbe et l'épilation c'est un diktat machiste"! Autant vous dire que mon regard noir/laser l'a mise à terre, elle ne s'en est pas relevée la conne. Et ce n'est malheureusement qu'un exemple parmi des centaines d'autres. Ici, le miroir n'est pas roi, ici, c'est le confort qui règne d'une main de fer. L'atroce obligation de subir jour après jour la dictature des gros qui n'ont pas conscience de leurs corps, la suprématie de la beauté intérieure et cette folle idée que non, s'apprêter n'est pas nécessaire pour sortir de chez soi.

Alors moi, j'ai réagi. Et oui, c'est du boulot la brigade du goût. Des cauchemars, des nuits blanches, la peur constante de ce que l'on va voir; on se lève le matin sans savoir quelle atrocité va nous passer sous le nez mais on continue. On se doit de tenir. Et quelle meilleure récompense qu'un feu de crocs avec des propriétaires en larmes?
Bien sûr qu'il est dur d'hurler à un enfant de 6 ans qu'il est gros, bien sûr qu'il nous est difficile de frapper des femmes enceintes en tongs compensées ou de jeter des chaises à la figure d'hommes en djellaba bleue avec un sac à mains couleur or mais a t-on le choix? Non. Nous nous devons d'offrir un monde meilleur aux générations futures.

Je vous promets solennellement que d'ici mars 2012, New York will be a better place to live. Plus de beau gosse qui sort avec une grosse moche, vous n'aurez plus peur de croiser quelqu'un en uggs ou en cycliste brillant, les couleurs seront portées avec harmonie et on dira adieu aux vestes à paillettes; tout cela en chantant l'hymne national. Oui, un jour, les américains sauront s'habiller.
Ou alors, il faudra qu'ils s'habituent à être euthanasiés.

Saturday, April 2, 2011

This is why we fight



Bonjour aujourd'hui la claque.

L'immense claque que m'a mis le nouvel album des Decemberists sorti le 19 janvier que je n'avais que survolé jusque là (déménager à NYC, ça prend du temps). Ca faisait longtemps que je n'en avais pas pris une par un groupé indie (pas depuis Post War de M.Ward). Enfin, des mélodies simples et accrocheuses, une bonne rythmique tantôt country tantôt ballade-folk sans jamais tomber dans l'ennui, une voix grave sans effets "infinite sadness" à la Ben Gibbard, presque blasée tout en restant joyeuse, on se verrait bien au volant de n'importe quelle voiture sur n'importe quelle route par n'importe quel temps tant que nous sommes bercés par "The King is dead".

C'est un album plus mature que les précédents, moins calibré pop-indie, plus dans la veine d'un Drive by Truckers par exemple, avec une voix plus pénétrante. Violons country, guitare steel, harmonica, accordéon parfait partout - pour une fois - je n'ai aucune chanson à jeter. Absolument aucune qui n'ait pas sa place. Chacune est catchy "je te reste dans la tête" à sa façon, comme un single de James "Lame" Morrisson/Blunt (un des deux) à la différence près qu'on est heureux de la chanter toute la sainte journée. De "Don't carry it all" à "Dear Avery" en passant par la douceur de "Rise to me" et de "January Hymn" ou la puissance du tube "Down by the water" et du superbe western-way-of-life de "All Arise" et "Rox in the box", c'est un bonheur et une chance de l'écouter.

En fait, The King is dead aurait pu être un album de variété si les Decemberists étaient de mauvais musiciens/compositeurs/auteurs. J'ai rarement entendu un album aussi catchy. Sérieusement, là je l'écoute avec un coeur qui bat à 2000, j'ai une hâte incroyable de les voir en concert en juin et je suis en train de me demander si en fait, ce n'est pas le meilleur album indé que j'ai écouté. Oui les amis, c'est à ce point là; ils nous en refont un comme ça et je commence à les appeler "The Band version XXIème".

Thursday, March 10, 2011

The Center of the World



Bonjour aujourd'hui, je suis sur un nuage car j'ai vu Bright Eyes.

J'en suis encore émue alors je vais me calmer en repensant aux points négatifs: la salle, trop grande et places numérotées du coup je n'étais pas tout devant, l'engagement politique que nous fait partager Conor ("la guerre c'est méchant" on peut s'en passer bébé) et last but not least l'absence de Youri... Mis à part le dernier point, je m'en fous en fait, c'était magique !
J'étais estomaquée, transportée, en haleine de la première à la dernière note. Ils étaient 7 musiciens, dont Mike et Conor et 2 batteries, et en fait ça ne sert à rien que je décrive car vous ne pourrez jamais imaginer. C'était génial. Une putain d'énergie passionnée, une cohésion parfaite, limite une osmose, des blagues, de la décontraction et une VRAIE reconnaissance pour un public en transe.
Ce qu'on ressent pendant ce concert, ce n'est QUE ce concert; rien d'autre n'existe. Comme quand on voit pour la première fois le clip de "First Day of my Life": on est ému(e), on sourit, on s'attendrit; en fait on ressent les choses comme un enfant, avec pureté. Et oui c'est le summum de la nianniantise, oui ça peut paraître ridicule, mais on se sent tellement bien que l'on a l'impression d'être seule avec eux dans notre endroit préféré au monde. Ils étaient à moi pendant 1h45; mais il faut le vivre pour ne serait-ce que tenter de le comprendre.

Et Dieu qu'ils sont bons! Voix (tu penses que sur CD déjà c'est génial, en concert c'est puissance mille), musique (des soucis de guitare? on s'en foutait), et franchement, j'ai rarement vu un groupe aussi sympa, généreux et proche de son public; tout y était tout, sur scène il ne manquait rien de rien de rien, un pur moment de bonheur pour tout le monde.

Si Youri avait été là, ça aurait été le meilleur concert de ma vie. Le meilleur.

Friday, March 4, 2011

I bet that you look good on the dancefloor



Bonjour aujourd'hui, je veux simplement remercier les singes de l'arctique pour le riff du jour, du mois, du trimestre et peut être même de l'année. Simple, efficace, percutant. Le brut de décoffrage, c'est mon dada!

J'entends déjà les puritains crier au déjà vu et au plagiat mais soyons honnêtes, tant que le son est pur et brut, on n'a besoin de rien d'autre. Il est mille fois plus difficile de faire simple que compliqué, et ouais.

"I wanna rock n' roll"

Saturday, December 18, 2010

Autumn's Child


Bonjour, aujourd'hui nous pleurons Capitaine Coeur de boeuf (le riff te rappelle un truc hein?).

En fait au lieu de pleurer, on va l'engueuler. Parce qu'en plus d'arrêter la musique pour faire de l'art, ce salopard trouve le moyen de mourir avant 70 ans, ce qui est encore plus interdit.
En même temps il est difficile de crier sur quelqu'un qui est mort de maladie, surtout un type qui avait, selon la légende, 5 octaves sous la langue. Un bluesman blanc, ce qui me donne encore plus envie de pleurer. Surtout en pensant à Safe as Milk et Bluejeams and Moonbeams (ben oui, moi je l'aime celui-là).
Donc il nous faut projeter notre colère sur quelqu'un d'autre du même âge. Line Renaud par exemple. Parce qu'elle, elle est toujours là. Et elle est plus vieille. Alors merde, on nous prend Don et on continue de se taper ma cabane au canada? C'est toujours le même problème, il y a des gens qui méritent de vivre et d'autres non. Elle a fait son temps la mémédingo, personne ne la pleurera à part Garou et Christophe Maé alors s'il te plait toi là haut, Zeus, l'Un, le Divin, rend nous Don. Tu vas voir il n'est pas sympa, c'est un artiste, il est chiant, il a mauvaise haleine, il va te soûler avec son harmonica et en plus il voit des fées partout.
Bon Dieu, sois sympa, sauve la musique.

Sunday, December 12, 2010

No quarter


Bonjour, aujourd'hui les femmes préfèrent les gros.



Ce topic, je l'ai salement volé ici http://pillsup.wordpress.com/2010/11/05/les-femmes-preferent-les-gros/ car je voulais dire "objection votre honneur" alors OBJECTION VOTRE HONNEUR, dans 5 minutes. Oui, les femmes préfèrent les gros MAIS pas les obèses, faut pas pousser non plus. On aime le petit bidou, les poils sur le visage - le corps moyen hein, alors si tu as des poils dans le dos, je te conseille de filer te les faire enlever comme le fit courageusement Andy Stitzer - et, fatalement, la gentillesse avec laquelle ils compensent.

Vous ne me croyez pas? Regardez autour de vous, le gros est maintenant le canon, exit le vilain maigre qui nous éborgnait pendant l'acte, le skinny frustrant nous faisant culpabiliser notre tarte au citron (ou si vous êtes comme moi, le carré d'agneau), le gros est hot, le gros est drôle, le gros est funny mais il n'est certainement pas obèse c'est ici que OBJECTION votre honneur: gros oui, obèse non! Viril oui, poilu partout non! (On voit bien que c'est un garçon qui a écrit cet article, aucune subtilité.) Pourquoi? Parce qu'un obèse mourra plus jeune et, hello, par qui nous ferons nous entretenir? En langage de fille, gros, c'est 15 kilos de plus que la moyenne grand max, plus, ils s'épuisent trop vite, ils ont des problèmes de santé et qui trinque? Bibi. Et soyons honnêtes, on préfère faire l'amour pendant plus de 5 minutes et éviter de respirer une transpiration grasse.

Nous les filles, on aime se sentir en sécurité dans des bras, rebondir sur un ventre, manger le goûter, passer la main dans une grande barbe (pas obligatoire), avoir un trou dans le lit pour tomber dedans et on est fatiguées des fesses inexistantes, des tablettes de chocolat écoeurantes, des grands bras maigres, et pourquoi? Tout simplement parce qu'on en a marre de se retenir, de l'obsession du kilo en trop, du manque de naturel, de la privation et de la frustration, on veut rire, malaxer et se laisser aller. Si possible en mangeant des gâteaux. Ou du carré d'agneau.

Si tu penses que les femmes ont furieusement besoin de se sentir dominées par un corps plus fort, tape 1, si tu crois que c'est uniquement parce qu'elles ont envie de manger plus, tape 2.
(Ah, et si tu n'es pas gros, tu peux toujours nous taper tout court, ça marche aussi.)

Saturday, November 27, 2010

God knows it's true


Bonjour aujourd'hui, quelques lignes sur le concert de Teenage Fanclub.

Show intime, pas de première partie (le rêve), centaine de personnes grand max - nous étions les plus jeunes - tous subjugués sourires aux lèvres, la salle était peuplée de bisounours de 45 ans qui pivotaient de gauche à droite en chantant. Pas de jeunes crétins pogotant ni de "narcisses musicaux", simplement de vieux potes scottish donnant un concert à des tout aussi vieilles groupies; je pense que s'il y avait eu un baromètre de l'affection et de la joie, on aurait fait exploser les résultats. Ils ont enchaîné tube sur tube, Grand Prix, Shadows et Bandwagonesque à l'honneur of course mais pas que, Man-Made et A Catholic Education revival aussi (trop fou), remerciant sans arrêt entre, blaguant et souriant, de plus en plus détendus au fil des chansons enfin le genre de groupes qui vous invitent boire une pinte après... Vous l'aurez compris, c'était sérieusement magique.
On se sentait bien avec le métalleux barbu/dark les yeux remplis d'amour connaissant toutes les chansons par coeur, le cadre quarantenaire hurlant "10 more songs! 10 more!" au moment du rappel, la bande de potes banquiers en costard sautillant avec une banane pas possible, le couple fan de la première heure tout devant la larme à l'oeil, c'était parfait.
C'est à ça que doit ressembler un concert au paradis. Oui je pense que c'est à ça.

Thursday, October 7, 2010

Hurt


Bonjour aujourd'hui, WHAT THE FRAK?!

Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi le Nobel n'a pas été décerné à Cormac McCarthy.
MV Llosa (trop long à écrire, trop hispanisant aussi) sérieusement, nobel de littérature? Ce type qui n'est pas capable de faire une phrase riche sans 14 synonymes?
"Récompensé pour sa description des structures du pouvoir" apparemment. Ah ok, en fait le prix Nobel de littérature sert les croyances politiques? C'est vrai qu'un homme qui consacre son oeuvre à l'anthropologie, même à la sociologie du territoire et à l'espoir, un homme qui s'efforce de comprendre et nous confronter à nos instincts les plus vils avec une littérarité que l'on a plus connue depuis Céline ou Ramuz ne le mérite pas, nooooon, on préfère les péteux à la stylistique approximative qui s'essaient philosophes, c'est tellement plus "engagé".
Une honte ce Nobel, une honte. Comme presque chaque année oui, mais on a toujours l'espoir fin septembre d'une vraie récompense littéraire.
Ce ne sera pas pour 2010 en tout cas.

Sunday, October 3, 2010

Foxy Lady



Bonjour aujourd'hui, je suis connectée à Bret Easton Ellis.

En effet, j'ai toujours pensé qu'American Psycho était la pire des adaptations, le roman étant lui même raté. Et guess what, LUI AUSSI! (Ok, c'est pas grand chose, mais tous ceux que je connais et qui l'ont soit lu, soit vu l'ont adoré alors je vous emmerde et je rentre à ma maison.)

Après McCarthy, me voilà donc une nouvelle liée psychiquement à un auteur. Je les connais mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes, on devrait peut être faire un ménage à trois.

Oh, et je tenais à exprimer ma sympathie à Ségolène Royal (oui je fais partie de ces gens supérieurement intelligents qui ne se cantonnent pas à une unique ligne de pensée) : quand elle arrête de beugler, elle sait sortir de bonnes idées http://www.lepoint.fr/segolene-royal-veut-faire-un-test-d-encadrement-militaire-31-08-2010-1230454_19.php Go baby go go we're right behind you.

Bisous,

Céline.