Alors je suis actuellement assise sur une chaise de bureau, dans un bureau, avec des fournitures de bureau -sans tampons datés how lame is that?- et je repense à la chanson de la pub Sprite en 99:
"Si tout le monde buvait du Sprite,
plus besoin de travailler juste compter ses doigts de pieds.
Le boulot, le boulot, le boulot, c'est pour les nigauds buddy (j'ai rajouté "buddy" parce que dans l'original c'était "man" et je ne pouvais décemment pas le mettre à cause de sa connotation rastafari).
Mais y a un hic, Sprite c'est pas magique j'ai beau en boire toute la journée,
c'est pas ça qui paiera mon loyer".
Bon, au delà du fait que cette chanson fut certainement écrite par un anarchiste contre le système du travail (si si, cette espèce existe), elle est vrai.
J'ai bu 8 litres et il ne se passe toujours rien, à part dans mes intestins.
En même temps, je ne sais pas ce qui serait le mieux: bosser ou boire que du Sprite.
Non mais c'est bon le Sprite c'est sûr, mais c'est plein de sucre. Et si on ingurgite trop de sucres, on devient..? ...? GROS.
Et franchement, qu'y a t-il de pire qu'un gros?
Je n'ai longtemps pas été en mesure de trouver une réponse à cette question, mais aujourd'hui - ah jour béni - je l'ai.
Effectivement, il y a pire qu'un gros.
Un gros con.
Qu'est ce qu'un gros con (à part un communiste car "con" est un euphémisme pour "communiste", gros ou pas, rappellons-le)?
Un gros con, c'est un gros qui aime des trucs cons, comme Sean Penn, Californication, Noir Désir, des pigeons quoi.
Je le sais parce qu'aujourd'hui, ce type a franchi le seuil de l'endroit où je travaille cet été (et non, je ne le dirai pas parce que des centaines d'admirateurs vont se pointer, Colin va s'enerver, il va pleurer et je ne supporte pas de le voir pleurer moi. Non. Oui je sais que ses larmes sont aussi sexy que lui).
Donc aujourd'hui, j'ai vu un gros, avec un t-shirt Noir désir et qui disait que Californication était une super série (bon ok il n'a pas parlé de Sean Penn, mais il devait l'aimer, les gros cons aiment les cons, c'est bien connu). Je lui aurais bien jeté la première pierre.
Il a différentes sortes de gros cons:
les neo-beaufs (ci dessus),
ceux qui se pensent branchés (fluokids, fans de "musique" éléctronique ou rockeurs-ma-vie-c'est-Grease),
et une nouvelle espèce que je qualifierais de "I-want-to-be-indie":
étant en pleine émergence et pas encore tout à fait définis, ils sont plutôt difficiles à repérer. Généralement, ils aiment l'Amérique profonde (qui selon eux n'a pour seul décor qu'un coucher de soleil), les chemises à carreaux, les cheveux longs et vendraient père et mère pour pouvoir écrire et jouer de la folk/indie (c'est sûr qu'en prennant pour modèle Fleet Foxes, Beirut ou Hermann Dunn, ce n'est pas gagné).
S'il y en a un à côté de vous, fuyez ou il va essayer de devenir votre ami, en secouant la tête pour remettre ses cheveux fraîchement lavés avec un shampooing bio en place, coiffure qui nécessite 1 pot de gel pour paraître naturelle - d'ailleurs, je pense qu'il est inutile de préciser que le bio est un truc de pigeons (dixit un medecin), donc toute personne en vantant les mérites doit automatiquement retrouver son rang dans la catégorie "gros cons".
Bref, ces gens là aiment également Sean Penn, trouvent que Blood Red Shoes et Babyshambles sont bien des groupes de rock, adooooorent Godard, lisent du romantique, prétendent être fans de Neil Young (nian nian par excellence) tout en trouvant les Ting Tings supers, préfèrent généralement les Beatles aux Stones, admirent Vincent Gallo et trouvent Ségolène Royal sympa. Point important: au fond, ils écoutent de la "musique" éléctronique et adorent Zadig et Voltaire (et Voltaire d'ailleurs, autant philosophe que BHL). Et je suis sûre qu'ils pensent que Dead Weather est la meilleure formation de Jack White (pourquoi Jack, pourquoi lui as-tu laissé les rennes?)
Pour les vaincre? J'y travaille.