Friday, July 13, 2012
How blue can you get?
Bonjour aujourd'hui, l'usurpation Bref.
Le premier épisode on se dit "tiens ça peut être marrant ça". Le deuxième "ça me rappelle un truc", le troisième "mais qu'est ce que c'est que cette merde?". Et pour cela, deux réponses:
La réponse au petit deux, c'est of course "Les lois de l'attraction": clique si tu l'oses.
La réponse au troisième point c'est: une avalanche de clichés racontés par un type tout ce qu'il y a de plus banal. Et la banalité, aujourd'hui personne ne sait la raconter.
Qu'ils pompent un truc ouvertement et le qualifient de projet original est déjà suspect, qu'ils trouvent le moyen d'étendre des évènements insignifiants et inintéressants de façon aussi crade, éventuellement, tout le monde a le droit de s'exprimer - on ne peut pas tous être Houellebecq - non ce qui m'épate, c'est que ça plaise autant. Ca veut dire qu'il y a des gens qui aiment regarder Bref avec sérieux. Et là, je me demande ce qu'ils pensent...
"Wah c'est trop vrai"?
"Hahaha il se pougne devant un porno"?
Big up au status facebook "ma vie est un épisode de Bref"... Ok mec, ça veut bêtement dire que ta vie, c'est de la merde. Et surtout, que TOUT LE MONDE S'EN TAPE. (Bon ok, il y a eu quelques drôles épisodes.)
Non en vrai, ce qui est gênant, c'est l'atmosphère que ces gens créent:
"j'suis triste, j'baise une meuf, j'suis content, j'baise une meuf": et on donne des leçons de morale aux intégristes.
"J'ai trompé ma copine, j'fais une dépression parce que la fille que j'aime ne m'aime pas" oh bah ça alors, les scénaristes ont 14 ans !
"Je fais rien de ma vie, j'ai pas d'ambition et je me touche regarde"
C'est comme s'il fallait mettre tout respect, toute morale de côté pour plaire aux gens, comme si la seule chose qui comptait pour être cool c'est niquer des filles, se montrer à l'extrême et avoir un boulot de merde sans aucune envie d'évoluer, sans rêves ni envies, sans passion. C'est sans doute la plus terrible représentation de la "jeunesse", l'antithèse déprimante qui effraie au plus haut point.
Au final, pourquoi se casser le cul à être inventif quand la médiocrité a quartier libre? Non parce que ça m'étonnerait qu'ils se triturent les neurones en fait, c'est pour ça que j'ai employé l'expression avec le mot "cul" (pardon maman) (non en fait ma mère ne lit pas mon blog) (elle ne sait pas que j'en ai un) (tiens c'est comme ces gens qui ont leurs parents sur facebook, je passe à côté parce qu'à moi, on m'a toujours dit "non mais je suis ta mère, pas ta copine" option "toi tu me racontes tout moi je te raconte rien for your innocence's sake") (je t'aime maman).
Et bon anniversaire Youri!
Libellés :
Bref.
Monday, January 30, 2012
Sugar never tasted so good
Bonjour aujourd'hui, I bloody love 2012.
Musicalement.
J'ai toujours rêvé d'une nouvelle comme celle-ci, et il l'a fait. Enfin.
Jack White sort un album solo le 23 avril 2012, Blunderbuss.
En attendant (et elle va se faire sentir) on peut écouter le premier extrait sur son site, Love Interruption.
Un nouveau Final Fantasy et un album solo de Jack, 2012 me sur-comble!
Vous pourrez me demander n'importe quoi cette année, rien n’altérera mon allégresse.
Phoenix peut être élu groupe de la décennie, Morrissey faire une cover de Led Zeppelin, Justice continuer d'exister, je ne pesterai pas. Enfin, presque pas. Enfin un peu quand même hein, j'ai un sens critique.
Oh puis non je m'en tape, Jack White a sorti un album solo.
Musicalement.
J'ai toujours rêvé d'une nouvelle comme celle-ci, et il l'a fait. Enfin.
Jack White sort un album solo le 23 avril 2012, Blunderbuss.
En attendant (et elle va se faire sentir) on peut écouter le premier extrait sur son site, Love Interruption.
Un nouveau Final Fantasy et un album solo de Jack, 2012 me sur-comble!
Vous pourrez me demander n'importe quoi cette année, rien n’altérera mon allégresse.
Phoenix peut être élu groupe de la décennie, Morrissey faire une cover de Led Zeppelin, Justice continuer d'exister, je ne pesterai pas. Enfin, presque pas. Enfin un peu quand même hein, j'ai un sens critique.
Oh puis non je m'en tape, Jack White a sorti un album solo.
Thursday, December 29, 2011
We are nowhere and it's now
Bonjour aujourd'hui, l'escapade française.
I.
Se faire remballer par une vendeuse méprisante,
Payer une pinte 6 euros,
S'étonner de la laideur des hommes,
Serrer son sac en passant devant des racailles et se surprendre à prier,
Voir les mêmes immeubles, partout,
Compter les décorations de Noël sur les doigts d'une main,
Réfléchir à comment rentrer chez soi si l'on boit trop et tard,
Rester bête devant la vitrine d'un magasin qui ferme à 18h,
S'interroger sur la froideur des échanges humains.
II.
Allumer la radio et entendre "comme le disait Lamartine",
Commander un risotto aux truffes dans un restaurant,
Boire du syrah 100% syrah,
Faire un foie gras,
Baver devant les pâtisseries,
Acheter une baguette, une vraie,
Regarder un documentaire sur Nefertiti,
Ouvrir ses volets et voir les montagnes drapées de blanche,
S'émerveiller à Chamonix sous les flocons,
Griller une cigarette sur une terrasse,
Avoir des amis qui parlent sans hurler (et situent Catherine II),
Prendre le temps de vivre,
Se réveiller près de quelqu'un que l'on aime.
I.
Se faire remballer par une vendeuse méprisante,
Payer une pinte 6 euros,
S'étonner de la laideur des hommes,
Serrer son sac en passant devant des racailles et se surprendre à prier,
Voir les mêmes immeubles, partout,
Compter les décorations de Noël sur les doigts d'une main,
Réfléchir à comment rentrer chez soi si l'on boit trop et tard,
Rester bête devant la vitrine d'un magasin qui ferme à 18h,
S'interroger sur la froideur des échanges humains.
II.
Allumer la radio et entendre "comme le disait Lamartine",
Commander un risotto aux truffes dans un restaurant,
Boire du syrah 100% syrah,
Faire un foie gras,
Baver devant les pâtisseries,
Acheter une baguette, une vraie,
Regarder un documentaire sur Nefertiti,
Ouvrir ses volets et voir les montagnes drapées de blanche,
S'émerveiller à Chamonix sous les flocons,
Griller une cigarette sur une terrasse,
Avoir des amis qui parlent sans hurler (et situent Catherine II),
Prendre le temps de vivre,
Se réveiller près de quelqu'un que l'on aime.
Libellés :
france vs new york
Tuesday, December 13, 2011
Baby please don't leave me
Bonjour aujourd'hui, ricanons de l'esprit musical du Grand Journal (ouais c'est la seule émission tv française que je suis).
Bonne nouvelle: ils se sont achetés un cerveau puisqu'ils ont reçu Emmanuel Carrère. Autre bonne nouvelle: et des oreilles car l'invité musical était Imelda May.
Mauvaise nouvelle: ils ne l'ont même pas interviewée. Et là vous me direz justement "What the frak?! Ils reçoivent une icône et personne ne trouve cinq minutes à lui accorder?". M'en parle pas, ça me rend dingue. En revanche quand Zaz' se pointe, on lui déroule le tapis rouge, non mais ALLO? Ont-ils zappé le fait qu'Imelda a partagé la scène d'Elvis Costello et Wanda Jackson? Qu'elle est acclamée partout ailleurs? Qu'elle a ravalé la façade d'un genre désavoué?
Pire: Imelda a été présentée comme une nouveauté et sachant que son premier album date de 2005, ça me fait doucement marrer. Et là on se dit qu'ils paient des gens pour écrire les minis présentations ridicules des artistes AVEC DE L'ARGENT, du vrai hein pas des flageolets.
Alors aujourd'hui, j'ai honte.
J'ai honte parce qu'en France, on n'aime pas la musique et quand je dis "on", je pense à ces idiots utiles qui promeuvent de la daube ou pire, leurs potes. Sauf qu'ils oublient qu'il y a aussi des gens en France qui AIMENT:
-la musique avec des instruments,
-le rockabilly dans ce cas précis,
-les gens qui ne chantent pas en français,
-la musique de "vieux" (parce que je suis sûre que les "on" pensent que tout ce qui n'incluent pas un synthétiseur ou un polo fluo est de la musique de vieux)
-les voix simples sans vibes,
par exemple (liste non exhaustive).
Un: elle passe à l'Olympia le 11 mai 2012 et en concert, elle est MAGIQUE. Minute je-me-la-pète: je l'ai vue à Central Park cet été et j'y pense encore avec nostalgie.
Deux: plus de détails ici http://www.ugotawish.com/mag/fr/imelda-may/
Trois: pour les oreilles éduquées et terminer en beauté.
Vous êtes les bienvenus.
Bonne nouvelle: ils se sont achetés un cerveau puisqu'ils ont reçu Emmanuel Carrère. Autre bonne nouvelle: et des oreilles car l'invité musical était Imelda May.
Mauvaise nouvelle: ils ne l'ont même pas interviewée. Et là vous me direz justement "What the frak?! Ils reçoivent une icône et personne ne trouve cinq minutes à lui accorder?". M'en parle pas, ça me rend dingue. En revanche quand Zaz' se pointe, on lui déroule le tapis rouge, non mais ALLO? Ont-ils zappé le fait qu'Imelda a partagé la scène d'Elvis Costello et Wanda Jackson? Qu'elle est acclamée partout ailleurs? Qu'elle a ravalé la façade d'un genre désavoué?
Pire: Imelda a été présentée comme une nouveauté et sachant que son premier album date de 2005, ça me fait doucement marrer. Et là on se dit qu'ils paient des gens pour écrire les minis présentations ridicules des artistes AVEC DE L'ARGENT, du vrai hein pas des flageolets.
Alors aujourd'hui, j'ai honte.
J'ai honte parce qu'en France, on n'aime pas la musique et quand je dis "on", je pense à ces idiots utiles qui promeuvent de la daube ou pire, leurs potes. Sauf qu'ils oublient qu'il y a aussi des gens en France qui AIMENT:
-la musique avec des instruments,
-le rockabilly dans ce cas précis,
-les gens qui ne chantent pas en français,
-la musique de "vieux" (parce que je suis sûre que les "on" pensent que tout ce qui n'incluent pas un synthétiseur ou un polo fluo est de la musique de vieux)
-les voix simples sans vibes,
par exemple (liste non exhaustive).
Un: elle passe à l'Olympia le 11 mai 2012 et en concert, elle est MAGIQUE. Minute je-me-la-pète: je l'ai vue à Central Park cet été et j'y pense encore avec nostalgie.
Deux: plus de détails ici http://www.ugotawish.com/mag/fr/imelda-may/
Trois: pour les oreilles éduquées et terminer en beauté.
Vous êtes les bienvenus.
Wednesday, October 19, 2011
Once upon a time
Bonjour hier, j'ai vu les Smashing Pumpkins.
On peut dire beaucoup de choses sur les Smashing Pumpkins, on en a beaucoup entendu tout au long de leur carrière, overrated, redondants, calibrés adolescents j'en passe. Je faisais d'ailleurs partie des gens qu'ils n'ont jamais touchés, toujours eu le sentiment de passer à côté, sauf avec Adore, merveilleux Adore qui me fait le même effet aujourd'hui qu'il y a 10 ans.
Quand j'ai su qu'ils passaient chez moi, pas une seule seconde je ne fus tentée; pourquoi faire? Pourquoi perdre du temps avec un groupe dont je n'aime qu'un album? Puis un coup de fil "Céline, je ne peux pas aller au concert, prends ma place", pourquoi pas après tout?
Me voilà donc au Terminal 5, entourée de fans subjugués par cet homme dégingandé et chauve à la voix nasillarde, imperméable à la frénésie ambiante. C'est bruyant, confus, ce qu'il dégage ne m'atteint pas, je ne comprends pas. Puis il sourit, les yeux fermés tête en arrière. Ce sourire... J'ai compris, se tenait en face de moi un homme enflammé passionné comme jamais je n'avais vu. Le regard qu'il lançait à son public, cette intensité musicale mi-amoureuse mi-douloureuse empreinte d'émotions enfantines me cloua sur place, je ne pouvais littéralement plus bouger; m'est arrivée en pleine face toute l'incompréhension qu'il m'inspirait jusque là et d'un coup s'est transformée. Je sais maintenant, je comprends l'adoration dont il est l'objet. Et elle est sublime.
Sa voix, sa musicalité, sa si tendre modestie m'ont émue comme rarement je l'ai été, j'ai regretté, ô combien je regrette de ne lui avoir accordé que si peu de temps...
Billy Corgan n'est pas qu'un simple musicien leader d'un groupe emblématique des années 90 (que l'on aime ou non), il est un inspirateur. Un modèle, une icône, un instigateur peu importe au final, il déclenche l'émotion. L'image qu'il donne n'a rien à voir avec ce qu'il est réellement, tendre et drôle, d'une sincère modestie, étroitement lié à son public, parenté magnifique qu'il glorifie à chaque interlude. Un homme d'une époustouflante douceur même dans ses accords les plus violents. Un musicien idéal.
Merci Billy Corgan, merci d'exister.
On peut dire beaucoup de choses sur les Smashing Pumpkins, on en a beaucoup entendu tout au long de leur carrière, overrated, redondants, calibrés adolescents j'en passe. Je faisais d'ailleurs partie des gens qu'ils n'ont jamais touchés, toujours eu le sentiment de passer à côté, sauf avec Adore, merveilleux Adore qui me fait le même effet aujourd'hui qu'il y a 10 ans.
Quand j'ai su qu'ils passaient chez moi, pas une seule seconde je ne fus tentée; pourquoi faire? Pourquoi perdre du temps avec un groupe dont je n'aime qu'un album? Puis un coup de fil "Céline, je ne peux pas aller au concert, prends ma place", pourquoi pas après tout?
Me voilà donc au Terminal 5, entourée de fans subjugués par cet homme dégingandé et chauve à la voix nasillarde, imperméable à la frénésie ambiante. C'est bruyant, confus, ce qu'il dégage ne m'atteint pas, je ne comprends pas. Puis il sourit, les yeux fermés tête en arrière. Ce sourire... J'ai compris, se tenait en face de moi un homme enflammé passionné comme jamais je n'avais vu. Le regard qu'il lançait à son public, cette intensité musicale mi-amoureuse mi-douloureuse empreinte d'émotions enfantines me cloua sur place, je ne pouvais littéralement plus bouger; m'est arrivée en pleine face toute l'incompréhension qu'il m'inspirait jusque là et d'un coup s'est transformée. Je sais maintenant, je comprends l'adoration dont il est l'objet. Et elle est sublime.
Sa voix, sa musicalité, sa si tendre modestie m'ont émue comme rarement je l'ai été, j'ai regretté, ô combien je regrette de ne lui avoir accordé que si peu de temps...
Billy Corgan n'est pas qu'un simple musicien leader d'un groupe emblématique des années 90 (que l'on aime ou non), il est un inspirateur. Un modèle, une icône, un instigateur peu importe au final, il déclenche l'émotion. L'image qu'il donne n'a rien à voir avec ce qu'il est réellement, tendre et drôle, d'une sincère modestie, étroitement lié à son public, parenté magnifique qu'il glorifie à chaque interlude. Un homme d'une époustouflante douceur même dans ses accords les plus violents. Un musicien idéal.
Merci Billy Corgan, merci d'exister.
Tuesday, October 4, 2011
I'm in the mood
from Granted Productions on Vimeo.
Bonjour aujourd'hui, ce qui me fait chier à New York City.
Ce qui me fait chier, c'est la nourriture; entre viande rose fluo et pêches grosses comme un pamplemousse (pas acide, ndlr), je ne serais pas surprise de me voir pousser un troisième bras.
Ce qui me fait chier, c'est le manque de pudeur. Le prochain qui m'appelle "sweetheart" ou "honey", je lui lance une valise suspecte à la gueule. Et arrête de me sourire, je ne te connais pas! Ok alors tu enlèves tout de suite ta main de mon bras si tu ne veux pas te prendre une baigne.
Ce qui me fait chier, c'est le moralisme. Ce n'est pas parce que tu changes de trottoir à la fumée de ma cigarette que tu vas mourir vieux et non, fumer ne devrait pas être illégal. Et arrête de faire les gros yeux quand tu entends "penis", connasse.
Ce qui me fait chier, c'est de voir de beaux garçons sortir avec des gros thons. Oh new yorkais, la beauté extérieure compte aussi.
Ce qui me fait chier, c'est l'enthousiasme. Ca va ton chien a juste fait caca, c'est pas la peine d'en pleurer de joie.
Ce qui me fait chier, c'est le rejet culturel. T'es européen, t'y peux rien.
Ce qui me fait chier, ce sont les obèses qui mangent des chips. Bon ok, ça c'est partout.
Ce qui me fait chier, c'est qu'il y a tout le temps des tournages dans ma rue alors je dois faire des détours parce qu'ils shootent toujours au moment où je sors/rentre.
Ce qui me fait chier, ce sont les hipsters. Ils puent, ils sont moches et je suis à peu près sûre qu'ils mangent des enfants. Bios.
Ce qui me fait chier, c'est de payer mes crèmes plus chères. "Ben achète des marques américaines.
-Et me dissoudre?"
Ce qui me fait chier, c'est le peanut butter. Sauf le crunchy. Parce que ça croustille.
En fait, y a pas beaucoup de trucs qui me font vraiment chier à New York City. Encore moins depuis que j'ai mes tickets pour le comic-con.
Saturday, September 10, 2011
Live Forever
Bonjour aujourd'hui, j'ai de la chance d'habiter à New York. Enfin je crois...
J'ai de la chance parce que quand je sors du métro à 3h du mat', les jeunes hommes sont une défense plus qu'une menace.
J'ai de la chance parce que le week-end, je prends mon petit déjeuner au Guggenheim où les serveurs m'appellent "pretty frenchy", puis j'erre en souriant bêtement dans la rotonde jusqu'à la fermeture.
J'ai de la chance parce que je ne me dis jamais "damn, rien à faire aujourd'hui".
J'ai de la chance parce qu'autour de moi, rien n'est uniforme.
J'ai de la chance parce que j'habite à côté de Paul Auster et Steve Buscemi.
J'ai de la chance parce que j'ai pris un métro de 1924.
J'ai de la chance parce que Muddy Waters et Cream rythment les boutiques, et Led Zeppelin - live - les bars.
J'ai de la chance parce qu'il m'arrive de déjeuner sur le toit du Met, d'où je domine Central Park, après avoir passé deux heures dans la salle Monet. Pour 1 dollar.
J'ai de la chance parce que je n'ai pas peur, jamais.
J'ai de la chance parce que le garde de la statue Ours jaune devant le Seagram Building m'a laissée la toucher "Fine Celine, first and last time". (Peut-être qu'à force de m'y voir, il me laissera un jour entrer dans l'immeuble.)
J'ai de la chance parce que j'ai vu plein de tournages de séries que j'aime.
J'ai de la chance parce que quand je suis en haut du 30 Rock et que je raconte l'histoire des buildings de New York à ma mamie, les touristes français me remercient.
J'ai de la chance parce que mon libraire m'a avoué qu'il ne comprenait pas l'engouement des français pour Amélie Nothomb (Joe, I love you).
J'ai de la chance parce que quand je regarde au loin, je vois une succession de plans.
J'ai de la chance parce que je vois des vieilles en total look cuir bottes/short/corset sur Madison Avenue.
J'ai de la chance parce que quand on me bouscule, on se confond en excuses.
J'ai de la chance parce qu'aucune rue ne ressemble à sa voisine et l'on peut changer de pays à chaque carrefour.
J'ai de la chance parce que je peux me moquer des gens qui font une heure de queue pour un macaron Ladurée.
J'ai de la chance parce que quand je mentionne Levon Helm, on ne me regarde plus avec un air interrogatif.
J'ai de la chance parce que je ne sais plus à quoi ressemble un dimanche.
J'ai de la chance parce que quand Youri est assis en face de moi dans le métro, nos voisins se lèvent pour que l'on soit côte à côte.
J'ai de la chance parce que quand je suis fatiguée de la cohue, je lis dans une cour publique avec des murs d'eau.
Alors oui, je bois du mauvais vin, je manque de cuisses de grenouilles et autres carrés d'agneau mais la simple perspective de rêvasser près du réservoir de Central Park ou de lire sur la highline au coucher du soleil me donne envie de changer de nationalité.
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